Poêmes et Textes de Déèm. Photos Dessins
Oublier (1995)
Lorsque d’un coup de vent on fait une tempête,
Que des mots maladroits déclarent une guerre.
Quand sous les barricades, tous les espoirs s ‘enterrent.
Quand les cris s’évanouissent dans des lourds de silence,
Quand l’amour et la haine réunissent leurs forces
Pour détruire les rêves et faire plus mal encore.
Je voudrais t’oublier, je voudrais oublier,
Les éclairs de musique et ton corps qui dansait,
Je voudrais t’oublier, je voudrais oublier,
Toutes ces nuits magiques et toi qui souriait.
Je t’écris cette lettre de mon cœur en retraite,
Dans mon jardin d’automne, tout est si monotone
Sans ton rire qui résonne sans ta voix qui fredonne.
Mes pensées vagabondent à l’autre bout du monde,
Et j’attends la seconde où cessera la ronde.
Souvent mon cœur s’inonde d’une peine profonde.
J’pourrai pas t’oublier,j’pourrai pas oublier
Les éclairs de musique et ton corps qui dansait
J’pourrai pas t’oublier,j’pourrai pas oublier,
Toutes ces nuits magiques et toi qui souriait.
Quand tu liras ces mots, si ton regard se brouille,
Si l’amour se réveille, ne le repousse pas,
Mais si tu téléphones, ne me répète pas,
Que tu m’as oublié, que tu as oublié,
Les soirées de lumières, les sourires de tendresse
Que tu m’as oublié, que tu as oublié,
Les nuits couleur de fièvre et nos corps qui s’aimaient.
Je n’ai pas oublié, je n’ai pas oublié
Les éclairs de musique et ton corps qui dansait
Je n’ai pas oublié, je n’ai pas oublié
Toutes ces nuits magiques et toi qui souriait.