Poêmes et Textes de Déèm. Photos Dessins
Loin de ceux qui…….. 1996
Y’avait du soleil pour tout le monde dans mon pays, On aurait pu faire un paradis
Mais pour le partage entre les grands et les petits les hommes ont fabriqué des fusils,
Des canons pour que l’histoire n’oublie jamais leurs noms, des frontières des murs et des prisons.
Chacun se construit son petit bonheur son horizon, libre mais enferme dans sa maison.
Pour être loin des gens qui salissent, loin de ceux qui affichent, un sourire critique…..hypocrite.
Loin des gens qui regardent, loin de ceux qui en parlent, sans vouloir faire mal, juste pour dire …du mal.
Y’avait des jardins qui offraient suivant la saison, fleurs d’amour et fruits de le passion.
Ils ont remplacés les champs de blé par du goudron, les forêts par des villes en béton.
Ils construisent sur terre, ils bâtissent sur les océans suivant les idées d’un président,
Et nous on attend derrière la roue de la fortune, en espérant décrocher la lune.
Et s’enfuir loin des gens qui salissent, loin de ceux qui affichent, un sourire critique…..hypocrite.
Loin des gens qui regardent, loin de ceux qui en parlent, sans vouloir faire mal, juste pour dire …du mal.
Y’avait des couleurs et des parfums dans ma maison, des enfants qui chantaient des chansons.
Les slogans, les pubs s’affichent en grands sur les cloisons pour faire basculer les opinions.
Et dans la campagne on entend plus l’accordéon, qui dansait tard après les moissons,
Chacun dans son coin zappe les chaînes de télévision sans comprendre où est sa démission.
Sans être loin des gens qui salissent, loin de ceux qui affichent, un sourire critique…..hypocrite.
Loin des gens qui regardent, loin de ceux qui en parlent, sans vouloir faire mal, juste pour dire …du mal.
Que pourrais-je dire demain en chantant mes chansons, quand l’amour n’aura plus de saison ?
Qu’inventeront t-ils encore à tort ou à raison, pour tuer les rêves et les passions ?
Un petit tour à droite, un tour à gauche on tourne en rond, majorité ou opposition,
Les lois, les promesses avancent toujours à reculons, la misère creuse encore son sillon.
Toujours plus loin des gens qui salissent, loin de ceux qui affichent, un sourire critique…..hypocrite.
Loin des gens qui regardent, loin de ceux qui en parlent, sans vouloir faire mal, juste pour dire …du mal.