Le prisonnier
Toutes ces journées dans l’ombre, sans vie et sans fenêtre
A essayer d’y croire ou à broyer du noir.
Derrière ces murs trop haut où tu m’attends peut-être
Quand je ferme les yeux, je pense à toi le soir.
Et toi tu dors peut-être.
Dans ta maison trop froide
Sans personne à aimer
Tes nuits sont un peu longues.
Combien de nuits passées à attendre le jour ?
Où s’ouvrira pour moi cette grille d’acier
Au bout du long couloir après ce grand détour
Toutes ces années ratées, je voudrais oublier.
Tu m’attendras peut-être.
Comme à l’enfant perdu
Tu montreras la route
Tu me prendras la main.
Il faudra être fort pour affronter les gens,
Leurs sourires moqueurs leurs coups de poing au cœur.
Et si tu crois encore, s’il reste un peu d’espoir,
J’inventerai pour toi de nouvelles couleurs
Tu souriras peut-être,
Et dans tes yeux brillants
S’allumeront encore
Les lumières de la vie.
A toi qui m’attends, peut-être
Du fond de ma prison
Je t’écris cette lettre
Pour garder ma raison.