Tout habillé de noir
De l’été à l’hiver
Du matin jusqu’au soir
Il récite des vers.
De ces mots qu’il invente
Sans chercher à me plaire
De sa voix si troublante
Soudain jaillit l’éclair.
Il torture et il blesse
Comme une armée dressée,
Et jamais ne me laisse
Un instant reposer.
Mes signaux de détresse
Mes appels à la paix
Mes cris mes s.o.s,
Rien ne le fait cesser
Et puis c’est le silence
Qui dure et qui fait mal
Des mois d’impatience
Sans un mot sans signal,
Il n’y a plus de danse,
Il n’y a plus de bal,
Alors je perds confiance,
Je n’ai plus le moral.
Et un jour ou un soir
Quand je n’y croyais plus,
Tout habillé de noir,
Le voilà revenu.
Je retrouve l’espoir,
Je mets mon cœur à nu
Et au fond d’un tiroir
Tous les mal entendus.
L’amour est incertain
Ou bien inattendu
Le temps ne l’est pas moins,
Cette nuit il a plut.
Du soleil je me plains
Quand il ne brille plus.
Mais l’amour qui prend fin
Il me brûle, il me tue…